petite lecon de marketing : les prix
Le weekend dernier j'étais en France et déformation professionnelle oblige, je me suis mise à comparer les prix des cosmétiques (je sais j'ai des hobbies passionnants). Alors avec les années, ca ne change pas, dans les supermarchés, tout est plus cher en France. Ca va de un à deux euros pour des articles de maquillage à 5 € pour les colorations. (Olia la grosse innovation de Garnier au rayon innovation : 11,95€ à Monop, 6,95€ chez DM). Ceux ou celles qui habitent à la frontière savent de quoi je parle... En rentrant chez moi je suis passée par la Suisse et là c'est la même chose, les prix sont sensiblement plus élevés qu'en Allemagne, ca parait presque logique. Là où j'ai quand même été très étonnée, c'est lorsque j'ai trouvé une palette de maquillage qui coûte 9,95€ en Allemagne à 39,90 SFr (32 €)!!!!!!!
D'où viennent ces différences?
D'abord les entreprises fixent des prix différents suivant les pays en fonction de la concurrence et de ce que les habitants sont prêts à dépenser. Cela ne dépend même pas du salaire moyen ou du pouvoir d'achat. En Allemagne par exemple, lorsque j'étais adolescente (il y a environ 20 ans) la crème nivea était plus chère qu'en France et puis le pays a eu des difficultés financières et la concurrence entre les marques notamment sous la pression des discounter est devenue de plus en plus forte, les prix ont baissé ou augmenté moins fort que dans les autres pays. La crème nivea est aujourd'hui moins chère qu'en France et le slogan geiz ist geil (l'avarice c'est sexy, ca déchire) est devenu la devise de tous. Il est impossible de vendre des bien de consommation courante (pour le luxe c'est autre chose) sur le marché allemand aux prix de la France, ca ne marche pas.
Pour la palette qui passe de 9,95€ à 32€ c'est autre chose. Cela dépend du positionnement de la marque sur le marché. Je m'explique : une marque plutôt moyenne gamme dans un pays peut se vendre comme une marque de haut de gamme dans un autre. Dans le cas de la palette, c'est un objet noir assez classe, les fards sont de bonne qualité et si on ne regarde pas la provenance (Chine) on peut facilement penser qu'il s'agit d'un produit de pro, il est donc difficile d'estimer son véritable prix. Comme la Suisse est un pays où on dépense plus pour les cosmétiques, la marque a sûrement essayé d'augmenter sa rentabilité sur ce marché. Autre exemple, ma jeune fille au pair qui vient de Georgie est suprise de voir à quel point certains articles considérés comme du très haut de gamme chez elle sont vendus peu chers ici.
Pourquoi cet article? Pour vous montrer à quels point les prix c'est relatif et que ca n'a malheureusement pas toujours quelque chose à voir avec la qualité d'un produit. Il faut bien regarder les étiquettes, les ingrédients (ou les matières pour les vêtements) et la provenance. Et puis aujourd'hui il y a internet, n'hésitez pas à comparer.
Retour aux choses sérieuses : une nouvelle période sans shopping
Histoire de faire un peu avancer les choses, j'ai décidé de ne plus faire d'achats jusqu'au mois de juillet. Comme je ne veux pas me retrouver dans la même situation que la dernière fois, c'est à dire un degré élevé de frustration et une armoire vide j'assouplis un peu les règles.
Donc je résume: JE N'ACHETE PLUS RIEN JUSQUE FIN JUILLET
Sauf:
- les achats de remplacement absolument nécessaires, c'est à dire que j'essaierai de vivre 3 semaines sans l'objet en question, si ca ne pose pas de problème, il ne sera pas racheté.
- le burda, + une fois du tissu pour un vêtement et une fois de la laine pour un pull
- mon abonnement à ELLE (qui me sert aussi pour mon travail)
Parallèlement, je vais essayer de procéder de la même manière que pour mon armoire pour d'autres coins et recoins de ma maison afin d'y voir un peu plus clair.
Et puis comme souvent le manque exacerbe l'inspiration, j'espère rendre ce blog intéressant. Mon but est de montrer qu'on peut renoncer à une partie de sa consommation sans renoncer à la beauté.
A bientôt pour de nouvelles aventures!
Le dressing idéal à moindre frais
Comme je l'ai écrit lorsque j'ai repris ce blog, ma période sans shopping ma laissée sans beaucoup de vêtements, parce que même après avoir décidé de reprendre mes achats, je n'arrivais pas à m'y remettre tant il était difficile de trouver des vêtements à un prix abordable et socialement et écologiquement "propres". Bon je n'y suis toujours pas vraiment arrivée, mais là n'est pas le propos.
Après avoir acheté un peu n'importe comment (notamment un pantalon magnifique mais qui ressemble sur moi aux braies d'obélix), j'ai décidé de reprendre mon armoire en main. Un après midi où j'étais seule à la maison, j'ai vidé mon armoire et mes tiroirs, j'ai tout essayé et j'ai surtout beaucoup, beaucoup jeté. J'ai en effet la fâcheuse tendance à tout garder, le plus souvent lorsque j'achète quelque chose, c'est que cela me plaît vraiment et j'ai donc du mal à m'en séparer. Cette fois-ci je me suis débarassée de tout, tout ce qui était devenu trop petit (il faut bien se rendre à l'évidence, je ne vais pas perdre dix kilos en une nuit), tous les t-shirts aux couleurs passées, tous les pulls boulochés. Je n'ai conservé que ce qui était en parfait état. Ensuite j'ai tout rangé sur un portant (sauf les sous-vêtements évidemment). J'avais donc une armoire très épurée:
- 3 pantalons
- 3 robes
- 2 leggins
- une jupe
- 4 t-shirts à manches longues
- 2 débardeurs
- 2 chemisiers
- 2 gilets
- 3 pulls (dont deux tricotés main)
Vous savez quoi ? Pour la première fois je n'ai pas de problèmes le matin pour choisir mes vêtements et je ne me suis jamais sentie aussi bien habillée. Sur le portant je vois tout ce que je possède, je n'oublie rien. Et puis en ayant peu de choses, on sait tout de suite ce qui va ensemble, pas besoin de faire des tonnes d'essais.
Comme j'en ai peu, je prends beaucoup plus soin de mes vêtements qu'avant (ce qui veut dire que mon mari, le roi de la machine, n'a plus le droit de les laver), je passe tout à 30°, programme laine avec de la lessive pour linge fragile. Ca économise de l'eau et évite les mauvaises surprises.
Cette année je me suis cousu quelques pièces et j'ai fait un peu les soldes, j'ai donc plus de choses et je me rends compte que c'est presque trop... Il va falloir refaire un tri.
société de consommation : la fascination du pire
Je dois bien l'avouer, j'ai une fascination pour les youtoubeuses beauté américaines (ne me quittez pas tout de suite, ce qui vient peut quand même être intéressant). Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle voici une vidéo en exemple:
Les youtoubeuses beauté, ce sont souvent de jeunes filles qui présentent en vidéo des tutoriels de maquillage, leur produits préférés, leurs derniers achats. Elles sont jolies, elles sont enthousiastes (pour cela la langue anglaise est une mine d'or avec ses amazing, great, incredible), chez elles tout est beau, tout sent bon, tout le monde est gentil. J'adore les cosmétiques mais j'en suis quand même venue à me demander pourquoi, ces vidéos plus que d'autres me plaisent autant. En fait je crois qu'elles ont quelque chose de rassurant. Ces filles ne se posent aucune question, elles croient complètement en la société de consommation. Elles prennent leur voiture pour aller au centre commercial acheter des produits pas chers, sans se soucier d'où ils ont été fabriqués et des conséquences sur l'environnement. Pourquoi j'appelle cela rassurant ? Evidemment je sais que cela fait des dégâts énormes et je ne le cautionne pas, mais cela me ramène à une époque où moi même j'achetais sans réfléchir et, il faut bien le dire, j'y prenais souvent plaisir. Leur insouciance est celle que j'avais avant de savoir, avant d'avoir conscience des risques. C'est la même que celle qu'on peut ressentir lorsqu'on regarde les publicités dans les magazines féminins des années soixante, plus c'est chimique, plus c'est moderne et donc de qualité.
Finalement ces youtoubeuses elles ont des comportement "d'avant" et comme le passé est souvent moins effrayant que l'inconnu, elles sont comme un baume à l'âme.
Etant consciente des risques liés à ce type de comportement, je dois changer, consommer de manière plus moderne. Pour cela il est nécessaire que je sorte de ma zone de comfort, que j'abandonne les réflexes acquis au cours des années. L'internet permet évidemment de se renseigner de trouver certaines réponses. Mais pour moi autant il est facile dans certains domaines (comme la nourriture) d'être assez conséquente dans mes achats, autant cela devient très difficile dès qu'il s'agit d'achats plus liés à l'émotionnel et chez moi ce sont les cosmétiques (chez d'autres, c'est la voiture ou l'électronique). Je veux continuer à me faire plaisir et dans ces cas là ca veut dire quoi ? Débrancher mon cerveau dans certaines circonstances, n'acheter que du bio ? Parfois je débranche encore mon cerveau...
Aujourd'hui, de nouveau une journée harrassante, ce soir rebelotte je me retrouve devant le rayon maquillage du supermarché, essaie tous les rouges à lèvres pour finalement repartir sans rien... Bon j'ai quand même une certaine volonté ou plutôt je crois que mon non-achat tient plus au pauvre approvisionnement du supermarché qu'à mon désir intense de faire carême.
Il y a bien y avoir d'autres moyens de se remonter le moral que de se ruer à chaque fois sur du maquillage... Si j'étais une bonne mère, je dirais qu'il n'y a rien de mieux le soir pour me détendre que de passer du temps avec mes adorables enfants. Mais bon je ne suis pas une bonne mère... J'ai essayé de faire une liste de ce qui pourrait me mettre de bonne humeur et voici ce qu'il en ressort:
- boire un verre de vin en apéro tranquille pendant que les enfants regardent le marchand de sable et yakari à la télé
- me goinfrer de cochonneries
- écouter Nostalgie chanson francaise à fond et chanter en même temps (ma culture musicale est une catastrophe, je sais)
- Regarder des blogs beauté sur internet et voir plein de produits dont j'ai absolument besoin
Finalement j'ai ressorti un de mes vieux trucs qui fait toujours son petit effet:
J'ai fait un gâteau.
Si ca continue, je vais pouvoir ouvrir une patisserie...
entre minimalisme et fièvre acheteuse... que faire quand le moral est en berne ?
Hier je parlais de toutes ces magnifiques fêtes allemandes et aujourd'hui mon moral est en berne ? Bon c'est pas tout à fait ca... C'est juste que j'ai repris le travail aujourd'hui, j'aime beaucoup mon job, mais nous sommes en quelques mois passés du monde des bisounours à une réalité beaucoup plus difficile et c'est quelquefois frustrant. Donc je suis rentrée chez moi ce soir d'une humeur massacrante, j'ai posé mon sac et j'ai filé au supermarché avec l'idée de dévaliser le rayon maquillage (en vérité un mini meuble maybelline). En chemin, mon cerveau alternait entre "tu sais bien que ca ne sert à rien" et "oh ce nouveau blush va changer ma vie / me rendre heureuse / me transporter chez les bisousnours". Finalement, je suis ressortie avec 2 boites d'anchois et, un bocal de câpres (l classe!) et le nouveau Burda (une valeur sûre). Le rayon maquillage était vraiment trop mini et je n'ai besoin de rien.
Ce soir en tombant sur ce blog puis sur celui là je me suis dis que cela me ferait du bien de faire une nouvelle cure de desintox pour le carême, histoire de décrocher de l'automatisme "je vais mal, j'achète" (ou je pense à acheter, parce que chez moi l'achat ne se concretise pas à chaque fois) mais finalement, je n'en sais rien. Je crois que j'ai besoin d'un doudou, d'un chose à laquelle je pourrais me raccrocher, qui me ferait plaisir tout de suite, et malheureusement je ne vois que le shopping (c'est un peu pathétique non?).
Suite de la réflexion demain...
Vivre avec les saisons
Bon ça parait logique, vivre en respectant son environnement, c'est vivre en fonction des saisons. On l'a vu avec le panier de légumes par exemple. Ici en Allemagne, le vivre avec les saisons va beaucoup plus loin que manger du choux en hiver et mettre des bottes quand il neige, je vous explique.
Je trouve que les allemands savent beaucoup mieux apprécier les saisons que nous, et souvent cela se fait de manière festive. En ce moment par exemple c'est le carnaval, cela veut dire 6 jours de fête. Ça a commencé jeudi, mon mari et moi nous sommes allés à Düsseldorf, déguisés, danser et chanter dans les rues de 11h11 jusqu'au bout de la nuit. Partout il y a des défilés, des bals, des fêtes de rue. Dans certaines régions les magasins ferment l'après-midi, les gens prennent des vacances. Au jardin d'enfants c'est évidemment la fête aussi, les enfants et les éducatrices sont déguisés, dansent sur les chansons du carnaval. Tout cela s'achève pour nous cet après-midi avec le carnaval des enfants, musique à fond dans la salle des fêtes du village où enfants et parents se retrouvent pour boire un coup et danser. Autant vous dire que les mois de janvier et février, souvent un peu désolants passent à une vitesse folle entre la préparation des déguisements et les différentes animations.
Ensuite il y aura la préparation de Pâques, dès les premiers rayons de soleil, tout le monde décore sa maison et son jardin aux couleurs du printemps. On accroche des oeufs en plastique dans les arbres, on fait des couronnes à accrocher sur les portes, on plante des jonquilles. Ça c'est vraiment quelque chose de typique, à chaque saison on décore l'intérieur et l'extérieur de sa maison différemment. Parfois franchement, ça nous semble à nous français un peu kitsch, mais c'est un excellent moyen de se réjouir du changement et une bonne occasion pour bricoler avec ses enfants.
Le 1er mai, tout le monde va se promener et boire un verre au Biergarten (jardin de la bière, si on traduit littéralement). Et à partir de là commencent toutes les fêtes d'été. Il y a moyen touts les week-end d'aller passer sa journée à écouter de la musique, boire des bières et manger des saucisses dans un des villages aux alentours (dans toutes ces fêtes, la constante, c'est quand même la bière et les saucisses, on est en Allemagne).
A l'automne, il y aura les fêtes du vin et en décembre bien sûr les magnifiques marchés de Noël. Entre temps on aura décoré sa maison de citrouilles puis de branches de houx et de sapin.
Parallèlement au jardin d'enfants les petits apprennent des chansons qui célèbrent chaque saison, en automne par exemple c'est le temps des récoltes et de faire voler les cerfs volants... Dans les restaurants on aura eu la saison des asperges, des chanterelles et des citrouilles.
Au début je me moquais un peu de tout ça, mais je me rends compte avec le temps que je n'ai plus de saisons que je n'aime pas et que des mois comme novembre ou janvier que je trouvais avant super déprimants passent très vite parce que je me réjouis de voir arriver le marché de Noël et le Carnaval. Quand je rentre en France, je trouve maintenant un peu dommage, qu'on ait perdu cette manière de savourer le temps qui passe.
J'aurais beaucoup aimer faire quelques photos des décorations de mes voisines (qui le font beaucoup mieux que moi), mais j'ai loupé le coche. J'essaierai de rattrapper cela cette année.
Et chez vous on vit encore avec les saisons? Ca se manifeste comment?
Le casse-tête du panier bio - super recette de chou inside
Une des premières idées pour sauver la planète, avoir un comportement écologiquement responsable, c'est de consommer local et si possible bio. Et quoi de plus facile que de le faire pour l'alimentaire. On a tous lu les articles, entendu les commentaires sur les tomates du petit producteur du coin qui sont tellement bonnes en été et qui n'ont rien à voir avec les hollandaises qu'on trouve toute l'année au supermarché...
Ouais... nous sommes tous d'accord... Sauf qu'on fait quoi en hiver? Ben oui parce que chez moi, en hiver, dans ma caisse de légumes bio qu'est-ce qu'il y a ? DU CHOU, DU CHOU et encore DU CHOU. Certes il y en a sous toutes ses formes (de bruxelles, vert, rouge, blanc, chinois, frisé...) mais ca reste du chou et il faut avoir de l'imagination pour chaque semaine réinventer ce légume et le rendre appétissant pour tous. Je n'y arrive pas à chaque fois, mais là je suis tombée sur une recette, qu'il me faut partager. Elle est tirée d'un livre qui s'appelle vegetarian basics, qui n'existe malheureusement qu'en allemand.
Donc avec ce spécimen:
J'ai fait ca:
voici la recette:
Mélanger 1 petit oignon coupé en dés très fins, 2 branches de thym effeuillées, 500 g de fromage blanc ou ricotta (surtout pas de 0%), 150g de semoule de blé dur, deux oeufs , sel et poivre.
Laisser reposer 30 mn.
Laver le chou, retirer les grosses côtes et le couper en lanières larges d'environ 1 cm.
Dans une poêle bien chaude, faire cuire la pâte en fomant des crêpes épaisses ressemblant à des pancakes.
Pendant ce temps faire cuire le chou 5 mn dans de l'eau bouillante salée
Faire une sauce avec 1 cuillére à soupe de jus de citron, 1 cuillère à café de moutarde forte, 4 cuillères à soupe d'huile d'olive, du poivre de cayenne.
Mélanger le chou bien égoutté et la sauce, servir.
Franchement, c'est même pour moi une manière de faire du chou un plat raffiné.
Voilà, c'est ce que j'espère faire avec ce blog. Mettre un côté pratique derrière mes belles idées, afin de sortir de l'utopie et de faciliter la vie de ceux qui souhaitent un peu changer les choses...
NO SHOPPING : la suite?
Cela fait des mois que je pense à cet article. J'ai toujours eu le sentiment après avoir arrêté brusquement ce blog que je devais des explications ou au moins une conclusion aux personnes qui me suivaient à l'époque. Mais j'avais la flemme. Et puis je n'étais pas vraiment sûre de ce que je ressentais. Je ne vais pas vous dire que maintenant, brusquement, j'ai eu l'illumination, mais j'ai au moins pris ces derniers mois le temps de réfléchir un peu plus profondèment au sujet.
Quelques mots pour récapituler un peu mon expérience d'il y a trois ans : pendant trois mois, je n'ai acheté que le nécessaire, c'est à dire pas de vêtements, de cosmétiques de magazines. Je m'étais inspirée du livre not buying it de Judith Levine (en anglais, désolée). J'ai tenu les trois mois et ensuite comme j'étais enceinte, je suis restée plutôt modérée en ce qui concerne les achats (je ne suis pas du tout une maman qui adore acheter des vêtements d'enfants ou passer des heures à décorer la chambre de bébé). Voilà ce qui s'est passé ensuite:
Mon expérience m'a fait prendre conscience de pas mal de choses et a encore renforcé mon esprit critique, si bien qu'à la fin je ne pouvais plus rien acheter. Je ne voulais pas de produits fabriqués en Chine, je voulais du bio, du local et comme rechercher le produit idéal, ca prend du temps, je n'achetais plus rien. Ca a duré environ un an, jusqu'à ce que je doive retourner travailler, mon armoire était pleine de vêtement trop petits, complètement délavés, je me sentais moche et déprimée. J'ai fini par faire ce que je voulais éviter: acheter sans trop regarder, un peu dans le désordre pour me rhabiller. C'est là que m'est apparue la limite du NO SHOPPING : j'ai envie d'être jolie (j'en ai besoin, je ferai un article là dessus dans les prochaines semaines), j'ai envie de me faire plaisir, j'ai besoin de futilité. Non je ne peux pas vivre complètement sans achats ou seulement avec des choses de deuxième main, mais je ne veux pas abuser non plus et mon désir de protéger la planète est toujours là.
J'aimerais trouver un chemin, une voie un peu entre les deux, utiliser ma créativité pour rester "futile" sans pour autant passer ma vie à acheter ou vouloir acheter. Ce sont ces blogs et leur expérience "dead fleurette" qui m'ont donné envie d'aller dans cette direction. J'ai ensuite cherché un peu si je trouvais d'autre blogs qui allaient dans ce sens, et je suis restée un peu sur ma faim, les blogs décroissants sont souvent un peu austères (si vous avez des contre-exemples je suis preneuse).
Je veux continuer / recommencer ce blog en essayant de faire, de trouver des belles choses, de satisfaire mon besoin de futilité sans pour autant basculer complètement dans la société de consommation.
Au programme des prochaines semaines:
- les règles que je me suis fixées
- des bricolages
- un article sur "comment optimiser sa garde-robe"
- des recettes pour utiliser les produits de saison
- des reflexions personnelles sur la vie, la société
- des trucs et astuces pour consommer mieux
- et bien d'autres choses encore...
Fallait y penser!
Cette semaine c'est la semaine de l'environnement dans mon entreprise. Nous y avons droit tous les ans et je l'avoue, à part le pique-nique sur la terrasse de la cantine, je n'y prenais jusqu'à présent pas vraiment part. En fait c'était pour moi un coup marketing, une manière de se donner bonne conscience une fois par an. Ce midi, il y avait un atelier qui m'interessait sur les plantes et leurs propriétés médicinales, en 40 mn évidemment c'est un peu court, mais ca m'a donné envie de me plonger plus dans le sujet. Les ateliers de ce type vont se succèder jusqu'à la fin de la semaine (avec jeudi, une démonstration de conduite écologique).
Mais là où mon entreprise m'a vraiment bluffée c'est que cet engagement n'est finalement pas qu'en surface, là où ca fait bien et cela ne coûte rien : j'ai appris aujourd'hui que depuis quelques mois, l'électricité qui alimente les bureaux provient de centrales hydrauliques et non plus des anciennes centrales à charbon. Moi ca fait des mois que je pense à changer de fournisseur pour un fournisseur de courant vert et je n'ai toujours pas sauté le pas, voilà que ma boîte me montre le chemin.
Finalement, même si tout n'est pas encore parfait, peut-être sommes nous sur la bonne voie...
PS: rien à voir, mais pour toutes celles (et ceux) qui se demandent pourquoi je ne réponds pas aux commentaires (ou pas très rapidement), ce n'est pas parce que je me place au dessus de tout le monde, mais simplement parce que je suis toujours un peu débordée. Ne m'en voulez pas, ca me fait toujours extrèmement plaisir de lire vos remarques.






